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Paru dans la Newsletter COVID CI du Contact Quarterly:

« Contact Improvisation: a training against fear? »

This text was composed for the Teacher’s meeting of the ContactFestival Freiburg 2019. Daniela Schwartz, one of the organizers, invited me to share some (Re)Flexions about what is questioning, convening, moving me in my CI practice. And what I would like to share with CI teachers from all over the world. I accepted with pleasure, also because Dani allowed me not to produce an academic reflection. I decided to write and read a personal reflexive/poetic proposition about what seemed to me both present and absent in the practice and transmission of the CI: our relationship to fear. And more: about the potential tools that the practice offers us to face the contemporary fears of our societies.

En version française:

« Contact Improvisation: un training contre la peur ? »

Ouvrages personnels

Référence

A. Godfroy, Prendre corps et langue. Étude pour une dansité de l’écriture poétique, Paris, Ganse – arts et lettres, 2015,      500 p.

Résumé

 

Que partagent le corps dansant et le corps écrivant ? Comment penser le mouvement d’un texte (d’un poème tout particulièrement) en tant qu’il nous mobilise physiquement ? Pourquoi lire autrement la poésie ? Ce livre prolonge l’exploration du livre susmentionné, celle d’un plateau comparatiste non thématique entre deux arts. Il poursuit l’intuition, au croisement de la littérature, de la phénoménologie et des études en danse, d’une genèse physique et virtuellement dansante de la parole poétique.

Après avoir découvert une convergence intime entre la danse et la poésie à l’instant de l’émergence du geste – celui d’écrire, celui de danser, après avoir appelé dansité ce phénomène de mouvementement premier qui convie poètes et danseurs à une même expérience du corps interne, de ses sentis infra-motiles et de ses inchoations de mouvement, il s’agit ici d’inventer une méthodologie ainsi qu’un appareil théorique qui puisse fonder une poétique de arts entée sur l’expérience chorégraphique.

L’effort central consiste à reconstituer les épreuves communes de l’écrire et du danser en composant un abécédaire (une étude de ses éléments constitutifs) et une grammaire (une étude de ses opérations instauratrices) de la dansité qui permettent de lire nouvellement la poésie à la lumière des savoirs du corps dansant contemporain.

L’abécédaire repose sur l’élaboration d’une poétique de la danse, articulée autour d’analyses phénoménologiques du travail du danseur en studio, et puise les schèmes fondamentaux de la tonicité, de la gravité et de la tactilité dans la pratique du Contact Improvisation. Il s’organise autour de neuf ressources majeures du geste que le danseur travaille pour densifier sa relation à l’espace du dedans, sa relation à l’espace du dehors et sa relation au rapport même qui voit ces deux espaces communiquer entre eux. Neuf paramètres de la dansité que l’étude montre à l’œuvre, comparablement, dans la poésie contemporaine. Ce faisant, l’abécédaire forge les outils capables de produire des lectures tonique, graviceptive ou tactile des poèmes, mais tout autant des autres phénomènes de l’art.

La grammaire se développe quant à elle à partir d’une critique de l’esthétique traditionnelle et propose de penser l’improvisation, le vide et le rythme comme nouveau repère d’intelligibilité des entreprises esthétiques en régime expérimental. Cette proposition théorique ouvre sur une grammaire des principaux rythmes de la dansité. Rythmes de la densité proprement artistique qui se distribuent selon quatre modalités du vide (le suspens, l’abîme, le nulle part et l’oubli) comprises comme instants-critiques auxquels danseurs et poètes se confrontent pour retourner les forces de la négativité en puissance créatrice. Autrement dit : pour donner forme, c’est-à-dire rythme, aux mouvements qui leur font prendre corps et langue.

Extraits

 

Extraits Pdf en téléchargement:

– Le sommaire / cliquez ici

– L’avant-propos / cliquez ici

– Un chapitre intégral: « Pesanteur – sol – espace: la gravité du dehors » / cliquez ici

Référence

A. Godfroy, Danse et poésie: le pli du mouvement dans l’écriture. Michaux, Celan, du Bouchet, Noël, Paris, Honoré Champion, « Bibliothèque de Littérature générale et comparée », 2015, 348 p.

Résumé

 

Où trouver la danse dans la poésie ? La question de la présence chorégraphique dans la poésie se pose en termes nouveaux, à partir du milieu du XXe siècle, à même son apparente absence. La figure de la danseuse, qui fascinait hier encore, déserte les poèmes à l’endroit paradoxal où ces derniers poursuivent le projet moderne d’une réarticulation de la langue à partir du corps. Ce constat contre-intuitif appelle un renouvellement de la question comparatiste danse/littérature qui puisse redéfinir et les termes du dialogue et les méthodes de son approche. L’enquête menée dans cet ouvrage se propose, dans un mouvement spiralant et descendant, de traverser les strates d’une possible convergence contemporaine entre la poésie et la danse. Trois plateaux comparatistes, trois variations méthodologiques autour du pli – poétique, poïétique, infra-poïétique – qui travaillent à chaque spire la solidité du nouage interartiel.

Cette étude s’affronte à des poètes qui ne parlent plus spécifiquement de la danse. Elle parcourt les œuvres d’Henri Michaux, de Paul Celan, d’André du Bouchet et de Bernard Noël pour entendre sous le silence thématique de la danse la quête d’une forme de convergence plus élémentaire. D’un pli en deçà des mots qui s’opère à la genèse des gestes expressifs et convie danseurs et poètes à une même expérience du corps interne, de ses sentis infra-motiles et de ses inchoations de mouvement. De là naît un nouvel horizon comparatiste qui rend possible une autre façon de lire la poésie. Car un poème certes ne danse pas, mais il est porté par une certaine dansité qui renvoie au mouvement corporel qui le sous-tend et qui mobilise la motricité du lecteur.

La dansité, concept central de cette étude, correspond à la modalité de déroulement, à un niveau infra-poïétique, du phénomène de la genèse esthétique tel que mis à nu par la danse. Elle désigne cette danse du dedans, « une danse originelle » écrit Michaux, celle que les artistes cherchent à convoyer par l’intermédiaire de leur medium (qu’il soit mots, papier, sons, images, corps) et que l’étude découvre par le truchement de la peinture, de ce moment chorégraphique de la peinture qui avait retenu l’attention des poètes. Une micro-kinesis, une chorégraphie du dedans qui est le don ultime de toute œuvre, quel que soit son médium. Cette trajectoire de l’infra nous déporte ainsi aux racines de tout acte créateur et pose la possibilité d’une poétique des arts fondée sur l’expérience chorégraphique.

Extraits

 

Extraits Pdf en téléchargement:

– Le sommaire / cliquez ici

– Le chapitre 6: « La danse au détour du geste pictural » / cliquez ici

– Le chapitre 7: « Vers la dansité: portarit du poète et de son lecteur en danseurs virtuels » / cliquez ici

direction d’ouvrages ou de revues

Article à télécharger (Pdf)

Références

(en tant que rédactrice en chef)

Revue Corps-Objet-Image, « Infra : l’en-deçà du visible », n°1, février 2015, TJP éditions, 160 p.
Revue Corps-Objet-Image, « Alter : l’autre de la matière », n°2, mars 2016, TJP éditions, 160 p.

La revue COI

 

La revue Corps-Objet-Image est une revue spécialisée sur les arts contemporains de la marionnette, qu’il m’a été donné de concevoir avec le TJP Centre Dramatique National de Strasbourg. Elle participe du projet audacieux que porte actuellement ce dernier, et qui vise à décloisonner les problématiques disciplinaires traditionnellement attachées aux arts de la marionnette, à la faveur de questionnements d’interstices, de ces relations entre les corps, les objets et les images qui hantent les esthétiques contemporaines de la scène. Sont désignées ici des propositions artistiques plurielles qui, toutes, puisent dans la relation aux objets, à la matière ou à la marionnette la possibilité d’un décentrement. Et pour lesquelles le geste de la mise en relation devient le moteur d’invention de connexions inattendues, flirtant souvent tour à tour ou simultanément avec les écritures du corps et du mouvement, avec celles des arts visuels et de l’image.

Référence

 

(dirigé avec B. Bonhomme, R. Lefort et J. Vellet) Articuler danse et poème. Enjeux contemporains, Paris, Paris, L’Harmattan, coll. Thyrse n°13, 2018.

Argument

 

La question des liens entre danse et poésie renvoie à l’une des gémellités artistiques les plus singulières du siècle passé. Une complicité singulière mais néanmoins problématique, à en croire les rendez-vous manqués de son histoire. Si les poètes de la modernité – tels Mallarmé, Valéry ou Rilke – ont érigé la figure de la danseuse en objet de culte poétologique, y devinant la promesse d’une régénération verbale, les danseurs modernes n’ont que très rarement donné suite à cet enthousiasme. À l’inverse aujourd’hui, si nombre de projets chorégraphiques disent s’inspirer de près ou de loin de la littérature, la plume des poètes semble avoir, à quelques exceptions près, déserté le champ thématique de la danse.

Posé en ces termes, l’horizon de la rencontre s’avère déceptif. Il ne l’est toutefois qu’en raison d’une certaine façon d’envisager le dialogue danse/poésie toute focalisée sur les signes explicites de leur commerce. Nous pensons que cet horizon appelle aujourd’hui sa réouverture, à une époque contemporaine pensée comme le moment d’un renouvellement possible de la question comparatiste et du dialogue entre les arts. Qu’ils le taisent ou non, les poètes se déplacent dans leur monde linguistique comme les danseurs dans la sphère de leurs gestes, ce que savent celles et ceux qui se sont engagés au croisement de ces deux pratiques.
Ce renouvellement s’appuie aujourd’hui sur des indices factuels (multiplication de créations scéniques, de festivals, de colloques, de publications mettant en perspective littérature et danse), sur des intuitions fortes nourries tant chez les danseurs que chez les poètes, ainsi que sur une double reconnaissance académique : celle de l’écriture comme expérience corporelle qui rend compte de l’épreuve physique de la langue, celle de la danse comme champ artistique à part entière qui explore les ressources de notre pensée motrice.

Aujourd’hui encore à l’état de friche, ce réseau de faits et d’intuitions n’a pas forgé les outils de sa compréhension. Il donne toutefois une direction de travail : opérer le basculement du plan strictement poétique de la rencontre vers son plan poïétique, en ne faisant de la dimension thématique que le symptôme d’une convergence plus intime, plus invisible aussi. Et renouant en cela avec la spécificité du poème dans le champ littéraire, lequel mouille ses mots jusqu’aux sources de la langue et cherche à retenir son geste dans le poïen. C’est à cet endroit, celui des processus de création, que danse et poésie semblent entretenir des liens privilégiés, et même nécessaires. Comment interroger la fabrique de la danse lorsqu’elle se frotte au poème, et vice versa celle du poème lorsqu’il se frotte à la danse ?
Quels effets ces rencontres et les créations qu’elles engendrent provoquent-elles sur la perception de la danse ou sur celle du poème, par les artistes eux-mêmes, par le public convoqué ?

La proposition consiste ici à articuler. Articuler danse et poème, tout en accueillant la multiplicité des pratiques et des discours, à savoir : explorer la complexité de ce nouage et les différents lieux de sa manifestation. Et doubler cet effort d’un second qui vise à articuler l’expérience vécue avec le geste de son ressaisissement théorique.

Sites d’articulation

– Sur le plan poétique, danse et poème sont en relation métaphorique l’un envers l’autre. Il s’agirait de questionner les imaginaires que le poète nourrit face au corps dansant, que le danseur convoque face au poème. Qu’en est-il de la survivance, du transfert, du degré d’adéquation ou de désuétude, de la force de régénération de ces imaginaires ?

– Sur le plan poïétique, gestes dansés et gestes poétiques peuvent entrer dans une relation analogique. Cette complicité entre corps dansants et corps écrivants se noue à l’endroit des processus de création et de leurs enjeux. Quels sont ces gestes créateurs communs aux régime du poétique et du chorégraphique ? En quoi diffèrent-ils ? Peut-on articuler une poétique du geste dansé avec la gestualité propre à l’acte poétique ? Existe-t-il un paradigme chorégraphique à l’œuvre dans le poème ? Et inversement ?

Modes d’articulation

– Les influences d’un art sur l’autre :
Quelles sont les raisons contemporaines du recours à la danse par les poètes, ou du recours à la poésie par les danseurs (comme matériau scénique, support d’imaginaire, réservoir à thèmes, dispositif d’écriture,…) ?
Comment un poème mobilise-t-il le corps dansant ? Comment une danse peut-elle interpeller le corps écrivant ?
Qu’appelle-t-on le « mouvement » d’un texte poétique ? En quoi une danse peut-être dite « poétique » ?

– Les croisements réciproques :
Ils concernent à la fois les rencontres in praesentia (collaborations entre poètes et chorégraphes dans le processus de création, et/ou sur scène) et les rencontres in absentia (dans le silence d’un poème ou d’une danse qui ne cherche pas nécessairement la relation avec l’autre art). Ces convergences dessinent en creux un tiers lieu, celui de l’articulation, encore à définir.
Que pourraient désigner la dimension chorégraphique d’un poème ? La dimension poétique d’une danse ? Et l’endroit de leur rencontre ?
Quels sont les effets croisés du régime poétique et du régime chorégraphique ? En quoi pourraient-ils donner naissance à une poétique comparée, aussi une esthétique comparée, du poème et de la danse ?

Sélection d’articles

« The tactile in-betweens of Contact Improvisation », in Steve Paxton : Drafting Interior Techniques, R. Bigé (dir.), Lisbonne, Culturgest, 2019, p. 70-80.

« The Eloquent Torso. Politics and mobility of the center », in Contact Quarterly, vol. 42, n° 2, Summer/Fall 2017, p. 14-17.

« Infra-danse et pré-verbal: le chantier des gestualités invisibles », dans Gestualités / Textualités en danse contemporaine, S. Genetti, C. Lapeyre, F. Pouillaude (dir.), Paris, Hermann, 2018, p. 17-29.

« La gravité nous traverse comme une douche chaude – De l’usage du poétique dans la transmission en danse », dans Articuler danse et poème. Enjeux contemporains, B. Bonhomme, A. Godfroy, R. Lefort, J. Vellet (dir.), Paris, L’Harmattan, 2018, p. 245-260.

« L’expérience littéraire comme danse intérieure », dans Nouvelles de danse, n° 70, Bruxelles, Contredanse, 2017, p. 11.

Pour un atlas des figures

Rédaction d’articles et de notices théoriques pour le site internet de l’atlas, parmi lesquels:

in www.pourunatlasdesfigures.net, Mathieu Bouvier (dir.), La Manufacture, Lausanne (He.so) 2018.

Pour me contacter

Ecrire, lire sont comme « une danse avec un partenaire invisible dans un espace séparé » (Maurice Blanchot)